« La
reconnaissance de la parole, c’est un peu le web 2.0 de la téléphonie »,
a déclaré Jeff Raikes dans Les Echos du 20 mars. Suite à l’annonce la semaine
dernière de l’acquisition de TellMe pour un montant qui pourrait atteindre 1
milliard de dollars, Microsoft veut frapper fort en misant sur les applications
vocales pour contrer Google dans la recherche en ligne.
L’idée d’utiliser la voix humaine pour commander une application n’est pas
nouvelle, mais la mise en œuvre est encore limitée. Associées à de la synthèse
vocale, les technologies de reconnaissance vocale telles que celle de TellMe
ont le potentiel de rendre accessible un grand nombre de services aujourd'hui réservés aux internautes, plus des services de mobilité.
Pour autant, le « web 2.0 de la téléphonie » n'a pas de raison de se réduire à de la reconnaissance vocale. Celle-ci ne doit en fait qu’être une facilité supplémentaire donnée à l’individu pour interagir, en déplacement, chez soi, depuis son lieu de travail…
La bataille ne fait que commencer sur ce marché convergent de l’internet et de
la téléphonie, et le potentiel en terme d'innovation est immense…